Je pratique ça depuis plus de 20 ans. Mon record perso, c'est 100 bornes, mais le record de France est à 330 km, et le record du monde à plus de 500. Je fais un peu de compétition (je ne gagne jamais, c'est pour partager un beau parcours et profiter de la récupe !). J'ai presque failli
Là haut, on est le roi du monde. Un autre univers est juste là, au dessus de nos têtes... et personne ne regarde. Un parapentiste, lui, même s'il ne vole pas, il regarde le ciel. C'est machinal. Quand je sors du boulot, quand je suis en ville, sans même m'en rendre compte, je regarde le ciel, d'où vient le vent, comment sont les nuages, s'il y a de la convection, à combien est le plafond.
Voler c'est vite une drogue. Quand on n'est en manque, rien d'autre n'existe plus. Il faut aller voler. Une réunion de famille ou d'amis un jour où ça aurait bien volé : il y a des chances que je fasse gise mîne toute l'après-midi malgrés mes efforts ! Et l'ennui qui ronge les HQI se fait alors insoutenable...
Enfant, je dévalais la dune, serviette au vent à bout de bras en imaginant décoller. 20 ans plus tard, je reproduisais quasiment le même geste et... mes pieds quittaient le sol ! Le rêve nocturne si récurrent de voler disparaissait progressivement : je n'avais plus besoin de le rêver, je le faisais.
Rencontrer un ami en plein ciel et lui faire coucou de la main, croiser un delta ou un planneur, froler un randonneur au sommet d'une crête, enrouler le thermique et s'élever avec un vautour, faire corps avec ma voile comme si c'était une parlie de moi-même, c'est la chose la plus belle qui me soit arrivée dans ma vie.
Personne ne peut vraiment comprendre ça sans avoir essayé au moins une fois. Alors... allez-y ! Les biplaces sont faits pour ça...






