Tamiri a écrit : dim. 11 janv. 2026 21:37
Comme d'habitude, ça dépend
C'est vrai : je rajoute la case au sondage, tu pourras la cocher. Et j'ai rajouté deux votes possibles par utilisateur, compte tenu de la difficulté du choix.
Tamiri a écrit : dim. 11 janv. 2026 21:37
Les Cheveux d'or / The Lodger, probablement le point culminant de l'influence allemande. La beauté formelle de l'ensemble rend tolérable l'acteur principal qui en fait des tonnes.
Film magnifique, c'est un de mes préférés également. En revanche, j'adore Ivor Novello (également vedette de
Downhill) et je ne vois pas à quoi tu fais allusion. Il joue selon les critères de l'époque et les codes de l'expressionnisme, et c'est très bien pour l'un des premiers "faux coupables" hitchcockiens - en tout cas de ce qu'on lui reproche, puisque par définition, chez Alfred tout le monde est coupable de quelque chose : ce n'est pas pour rien que les psychanalystes ont tant commenté son œuvre.
Pour les curieux, le trailer du film est
ici. Le film entier se trouve également sur la plateforme, il mérite d'être vu.
enufsed a écrit : dim. 11 janv. 2026 17:12
il tue l'héroïne au début du film
Tu exagères, elle meurt à la moitié du film. Janet Leigh a le temps de composer un vrai personnage, en partie un double de Bates d'ailleurs (comme lui elle subit une tutelle injuste, comme lui elle agit par impulsion suite à une frustration, comme lui elle est poursuivie par la police et doit recourir à des stratagèmes dangereux, comme lui elle a des remords, etc.) Je ne crois pas que le procédé était inédit, mais c'était la première fois qu'il était appliqué à un personnage joué par une grande star dans un film populaire. Une partie de la publicité avait d'ailleurs été faite sur l'annonce d'un retournement de situation nécessitant de voir tout le film pour le comprendre.
enufsed a écrit : dim. 11 janv. 2026 17:12
La main au collet : pas le plus connu mais les images sublimes (version restaurée en bluray, comme tous les technicolor de l'époque avec des couleurs éclatantes) du marché au fleur (les brassées de glaïeuls) et bien-sûr la descente de Monte Carlo
Ah moi aussi, j'aime le film pour des raisons esthétiques. On peut le juger raté, ou du moins faiblement écrit mais sa splendeur rachète la faiblesse de son scénario.
Sinon, je ne sais déjà plus pour quoi j'ai voté

: sans doute
Les enchaînés (mon Hitchcock préféré avec
Sueurs froides, en partie pour la composition de Claude Rains),
Fenêtre sur cour, pour son incroyable premier plan hyper-polysémique et où tout le film tient pour une part, et pour la cour elle-même, sa complexité, sa beauté, ses mystères, que le film ne résout d'ailleurs pas tous (Pierre Bayard en a joué dans un de ses livres, amusant et instructif,
Hitchckock s'est trompé ;
Les oiseaux, parce qu'il me fait très peur chaque fois que je le revois et qu'il est rare que j'aie vraiment peur devant un film, et
La Mort aux trousses parce que c'est le premier que j'ai vu et que je me souviens de ma jubilation d'enfant.
Mais comme je viens d'autoriser deux choix supplémentaires, je vais réfléchir.
Πόλλ' οἶδ' ἀλώπηξ, ἀλλ' ἐχῖνος ἓν μέγα (Le renard sait beaucoup de choses, le hérisson n’en sait qu’une grande).
Archiloque, Fragment 201.
Χαλεπὰ τὰ καλά (Les belles choses sont difficiles).
Platon, Hippias Majeur, 304e.