Là ! Un éclat… J’ai vu un éclat ! Qu’est-ce que c’est ? Là ! Vu... put1 c’est quoi ?
Un requin ! Oh yes un requin ! Requin ? T’es où ?
Aaahhh je te vois !
Dagsit (Carcharhinus amblyrhynchos) ?
Mmm, c’est toujours beau un requin nageant en pleine eau.
Ouais, t’es beau mais t’es gros pour être un dagsit toi…
Je remonte, tu me suis ?
Yes…
Alors tu es qui si tu n’es pas un dagsit ? Viens un peu que je te regarde…
T’as une de ces manière de nager…
Mais t’es gros pour de vrai toi en fait... Pas très long mais gros oui ! T’es pas un dagsit… Et t’as pas l’air sympa… D’ailleurs j’aime pas tes incursions vers moi là…
Et il me reste à attendre 20 minutes avant de rejoindre la surface...
Et si tu voulais bien rester à distance le quinquin, j’apprécierais…
Parce que je suis juste une toute petite plongeuse moi, et j’ai pas envie que tu me croques !
Heureux qui, comme l'eau lisse, a fait un beau voyage. Brunehilde
A pas fini de rigoler
A pas fini de travailler
A pas fini de dormir
A pas fini de manger encore moins de boire
A pas fini d'aimer
A pas fini de faire la rime en début de vers
Pas à pas faut continuer tout ça
"Nous sommes tous des farceurs : nous survivons à nos problèmes"
Cioran
nous sommes tous des "a pas", tant que pas de "moi rien"
A pattes, ont les mous thons !!!!
Vous n’êtes pas autorisé à consulter les pièces jointes insérées dans ce message.
Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages. Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts, Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages. J. Richepin
Difficile de trouver l'inspiration pour celui-ci, mais c'est tout de même venu. Ouf.
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Le teint livide, les yeux écarquillés, le menton dans une main, la souris dans une autre, le dos voûté, et le cul à peine posé sur le rebord de la chaise de bureau qu’il avait pourtant achetée pour son confort et son ergonomie, un gars regardait des vidéos les unes après les autres en se laissant plus ou moins guider par les suggestions qui lui étaient faites. Il pouvait être n’importe quelle heure de la nuit, ça faisait en tout cas bien longtemps qu’il était dans cette position et ça ne lui faisait plus rien de toute façon.
“Sinon, j’avais pensé à une énorme tapette à souris géante, avec un gros bout de fromage pour l’appâter !”
Sur son visage terminait de s’esquisser un début de sourire qui n’alla guère plus loin. À l’écran se terminait une vidéo des 10 meilleures (hilarantes !) citations de la Cité de la Peur. Immédiatement, d’autres extraits de vidéos dans des petites cases commençaient à défiler, un compteur allait relancer le défilement automatique qu’il arrêta par habitude pour quand même regarder sur le côté droit de l’écran ce qui était proposé dans les suggestions.
Attira son attention une vignette en plan rapproché, montrant clairement une jeune vidéaste inconnue qui manifestait son envie de retirer son débardeur : il ne voyait hélas sur l’image fixe de cette femme que ses coudes, ses mains croisées serrant le vêtement et à peine le bas de son ventre, avec pour toute phrase d’annonce : “NUE EN PUBLIC : ELLE OSE !!!”
Il tourna la molette de sa souris, essayant d’ignorer cet appel évident à cliquer. Évidemment qu’elle ne se filmerait pas en public les seins à l’air, ce serait censuré direct ! Il était sûr qu’il se ferait avoir si, comme déjà 322 000 autres personnes, il cliquait.
Les autres vignettes montraient des vidéos de top 10 : les 10 meilleurs cascades (spectaculaires !) de tous les Fast & Furious, les 10 plus belles (éblouissantes !) robes du monde, les 10 meilleurs ouvriers du monde (incroyables !)… Et quelques vidéos qui n’avaient absolument rien à voir avec ce qu’il regardait la plupart du temps.
Il se rendit compte qu’il ne regardait plus vraiment l’écran. Il pensait. Ou plutôt ses pensées étaient bloquées. Détournant un court instant le regard, il posa ses yeux sur la Lune qui brillait à mi-hauteur dans le ciel à sa fenêtre. “Une femme nue - une femme nue - une femme nue” rien d’autre ne se créait dans ses pensées pendant ce court instant et son doigt, machinalement, se déroula sur la molette dans le sens inverse, et, lentement, comme hypnotisé et sans vraiment regarder, sur la jeune femme prête à dévoiler une partie de son corps qu’habituellement on ne réserve que pour l’intimité, ou plutôt précisément là où devait se trouver sa poitrine (qu’il allait pouvoir regarder), il cliqua.
Vous ne pouvez pas prouver que quelque chose n'existe pas, mais vous pouvez conclure qu'il n'y aucune raison de penser que ce quelque chose existe.
Richard Monvoisin
Le ton désinvolte et familier de l’agent immobilier lui déplaisait. Mike avait conscience que le marketing agressif de cette boîte probablement véreuse ne pouvait pas jouer en sa faveur. Mais d’un autre côté… Devenir propriétaire…. Après tant d’années de galère, tant de logements glauques, de cautions englouties. Être enfin chez soi… Bienvenue au cours en ligne de l’Université du Mobile Home. La richesse à portée de main ! Veuillez entrer vos identifiants et votre mot de passe confidentiel pour accéder à la première vidéo.
Le type commença son baratin.
« Comme vous le voyez, il n’y a presque aucune différence avec une habitation classique ! Vous avez l’espace, la sécurité, tout le confort moderne, mais pour trois fois moins cher. »
Sur ce point, Mike devait admettre qu’il était épaté. On aurait dit une vraie maison… Pour seulement 50 000$. Et là-dedans, il pouvait loger sa femme et ses deux mômes. Dans le carré de terrain devant l’entrée, il y avait même quelques plantations. Deux tiers des propriétaires de Mobile Homes ne sont pas propriétaires du terrain. Le propriétaire des terrains, c’est-à-dire du parc, c’est vous!
Mike se demandait si la banque allait le suivre. Il avait bien entendu besoin d’un prêt, et ils n’avaient quasiment pas d’économies. Mais déjà, il n'y avait presque plus de dettes, ça avait été un beau défi… Ils revenaient de loin. Comme s’il lisait dans ses pensées, le type enchaîna : « Et pour le financement, sachez qu’un simple crédit à la consommation suffit. Vous n’avez pas besoin d’apport ! C’est aussi facile que d’acheter une voiture. » Contrairement à leur nom, les Mobile Homes ne sont pas déplaçables. Ou au prix d’au moins 20 000$ et de risques de l’endommager. Par conséquent, 80% d’entre eux restent où ils sont: chez vous!
« Ici à Orchid's Park, vous êtes tous propriétaires », continuait le type. « L’ambiance est sympa, c’est très familial ! » Mike regardait par la fenêtre des enfants jouer dans la rue. C’était quand même moins miteux que le T2 insalubre qu’ils habitaient en centre-ville. Il entendit le type raconter qu’il fallait tout de même payer une petite taxe pour avoir le droit de parquer son Mobile Home ici. Les propriétaires vous paient donc un loyer. Qui peut être augmenté comme bon vous semble. Ils sont captifs! Un Mobile Home se dévalue aussi vite qu’une voiture, donc est impossible à revendre. En plus, s'ils ont contracté un prêt à la consommation, ils paient des intérêts très élevés.
Le type ajouta sur le ton de la confidence : « Par contre, je ne vous cache pas que j’ai déjà fait plusieurs visites. J’ai reçu avant-hier une famille très intéressée, qui est en train de négocier un prêt bancaire en ce moment même. J’attends de leurs nouvelles. Il faudra vous décider très vite si vous voulez leur passer devant. »
Mike sentit une impulsion électrique lui parcourir la moelle épinière. En cas d’impayés, vous pouvez légitimement expulser les occupants. Leurs meubles peuvent être stockés dans des hangars, à leur charge.
Un petit chimpanzé place peton après peton, pour se rapprocher de son papa pour le papouiller, espérant se faire épouiller. Pourtant son progéniteur préfère palper l’appât présenté par des petit péruviens, des petites portions de papayes.
Perdu, le petit piaffe puis parcoure le périmètre près de la palissade. Il se propulse dans les pieds de son paternel qui, perplexe, perçois la peine de son poupon. Alors, il le prends à part, pour lui prodiguer un épouillage des plus parfait, puis lui picore la plante des pieds pour le faire pouffer, préférant professer sa profonde passion paternelle, que se perdre pour un futile appât, si appétissant fut-il.
En raison du manque d’intérêt suscité, la journée de demain est annulée (Ministère du nihilisme)
Pour raison d'économies, la lumière du bout du tunnel va être éteinte (Ministère du budget)
Une rêverie la submergea.
Le temps s’arrêterait. Pour tout le monde, sauf pour elle. Elle s’en rendrait compte au silence inhabituel qui se déposerait comme un blanc manteau sur le service et viendrait étouffer les discussions futiles des assistantes, les blagues grasses du collègue, les regards condescendants du chef.
Elle regarderait par la fenêtre, et découvrirait les passants figés dans leurs mouvements comme dans un jeu d’enfant. Un prospectus volète au vent autour de pigeons immobiles.
Elle se lèverait de son bureau pour sortir dans le couloir. Là, elle tomberait sur deux collègues statufiés en plein débat devant le copieur multifonction. Un autre semble sortir des toilettes et tient encore la porte à la main.
S’approchant d’eux, prudente, elle tenterait : « Jean-Paul ? Tu m’entends ? ». Aucune réponse. Elle progresserait dans le couloir et toquerait à une porte. Sans attendre une permission qui ne vient pas, elle entrerait et découvrirait une collègue penchée sur un dossier, sourcils froncés, le stylo dans la bouche. « Marianne ? Tout va bien ? » demanderait-elle, encore incertaine. Sa phrase tomberait dans le silence.
Petit à petit, elle prendrait de l’assurance. Le temps s’est peut-être seulement ralenti, et elle s’est faufilée dans l’infini d’un dixième de seconde. Dans quelques instants, peut-être, tout va repartir. Personne ne s’en rendra compte, personne ne saura ce qu’il s’est passé. En attendant, dans l’interstice, elle est libre.
Elle passe derrière les écrans, découvre avec étonnement les occupations personnelles des uns et des autres. Dans la salle de réunion, la scène pétrifiée donne à voir des bâillements étouffés et des regards interrogatifs. Un participant tripote son portable sous la table pendant que le powerpoint semble coincé sur une slide budgétaire. Un autre propose du café, sa tasse est encore fumante.
Alors elle sort du service, et dévale l’escalier. Libre !
La rue est un musée Grévin à ciel ouvert. Les passants de cire vaquent à leurs occupations comme si de rien n’était, et elle slalome entre eux, courant follement. Libre, libre, enfin libre!
J'adore! ...comme l'impression de retourner à un petit atelier de modelage-peinture autrefois squatté (un atelier fort sympathique où les expressions singulières étaient encouragées à s'exprimer). Avec un petit plus ici : l'écriture (et autres expressions diverses et variées) s'y sont mêlées!
Allez today, c’est deux pour le prix d’un !
#figer
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Je tiens à dire que j'aime trop ce que vous faites
#Freeze
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James regarde la rue en contrebas du bâtiment, appuyé sur la rambarde de protection. Il tire une taffe de sa cigarette d’un air distrait avant de l’envoyer valser d’une pichenette. Il commence à en avoir marre de tout ce cirque. En même temps, il faut bien s’en occuper, mais l’idée de déménager, d’aller dans une petite ville tranquille, séduisait de plus en plus ce vieux policier.
Il sort une nouvelle cigarette de son paquet, l’allume distraitement avant de sentir plus que d’entendre la présence de son allié derrière lui. « Ça aussi c’est lassant, depuis le temps qu’on bosse ensemble, il pourrait arrêter d’arriver et de partir quand il veut. » pensa-t-il avant d’entamer la discussion.
- Bon, il faut qu’on trouve une solution
- Je veux bien t’aider Jim, mais une solution à quel problème ?
- Toujours le même. Oui on attrape les criminels, enfin, surtout toi pour un genre de criminel bien précis, oui on les enferme. Mais à chaque fois c’est pareil, ils s’enfuient au bout de deux mois maximum, et ils recommencent…
- Qu’est-ce que tu proposes ? Qu’on les abatte ?
- Non… on ne peut pas les abattre sommairement, je sais bien, sinon l’on devient comme eux toussa toussa.
- Et puis tu sais que jamais je n’utiliserais d’armes létales.
A ces propos James manque de s’étouffer en tirant sur sa cigarette
- En même temps, tu ES une arme létale. Et puis souvent, quand tu nous les amènes, je crois qu’ils préfèreraient être mort que d’être dans un tel état. Mais bon, cet état d’esprit me permet de continuer à me regarder dans la glace malgré notre collaboration.
Son interlocuteur continue à scruter James de ses yeux sombres, inquisiteurs, voire menaçants.
- Mais au final : la destruction qu’ils causent coutent énormément aux contribuables, tant durant leur méfait que pendant leur évasion. Et je ne parle pas des moyens de plus en plus démesurés mis en œuvre pour tenter de les garder incarcérer.
- Et il y a de généreux donateur qui permettent que cela n’augmente pas trop les impôts.
- J’en conviens », acquiesce le policier, « mais en même temps, je me demande. Franchement, cela entretien un certain cycle de violence, et cela te permet de garder ton job… enfin ton hobby… je ne sais pas trop comment appeler ça, c’est bizarre.
- Mmmmh… Jim ?
- Oui ?
- Qu’est-ce qui vient de provoquer cette discussion, il s’est passé quelque chose ?
James jette par terre sa cigarette à peine entamée avant de la fouler du pied.
- Cela fait deux heures que je suis coincé sur le toit, c’est aussi pour ça que je t’ai appelé. Mr. Freeze s’est de nouveau échappé, et il en a profité pour geler tout le dernier étage du commissariat. Il semble avoir amélioré sa formule alors les gars n’arrivent pas à faire fondre la glace.
- Ha, et comme le Joker a fait sauter des bombes, les pompiers ne sont pas dispos pour te descendre de là…
- Yep, et la batterie de mon talkie-walkie est morte, alors j’ai dû attendre le coucher de soleil pour allumer ton signal… Tu ne pourrais pas me donner un coup de main et me déposer en bas ? Je suis trop vieux pour escalader la façade. Comme ça je pourrais faire ce pour quoi je suis payé au lieu de maugréer comme un vieux con. Je sais que ce n’est pas vraiment dans la fiche de mission de Batman, mais comme tu le dis toi-même : on doit faire avec ce que l’on a…
Et en sortant une nouvelle clope, James se demande vraiment pourquoi il n'a pas encore déménagé d'Arkham city pour aller dans un petit bled en plein campagne... Avant de pencher la tête et de partie d'un petit rire.
- En même temps, je m'ennuierai" murmure-t-il en se dirigeant vers l'intérieur du commissariat.
En raison du manque d’intérêt suscité, la journée de demain est annulée (Ministère du nihilisme)
Pour raison d'économies, la lumière du bout du tunnel va être éteinte (Ministère du budget)