La distinction entre une nouvelle et un roman
- Sylar
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La distinction entre une nouvelle et un roman
Bonsoir,
Je propose d'ouvrir un dialogue sur la distinction entre une nouvelle et un roman. Cela peut paraître évident, mais des théoriciens se sont penchés sur la question ; ce n'est pas si apparent en fait.
Une nouvelle n'est pas un roman "en plus petit". Il y a bien des aspects à prendre en considération.
Parmi les observateurs de la question, je propose de réfléchir sur les propos de Philip K. Dick, qui s'est essayé à ces deux formes. Je vais faire court, et j'espère concis. Voilà ce qu'il dit, tout net :
"La nouvelle s'intéresse au meurtre, quand le roman s'intéresse au meurtrier."
Tout le subtexte est dans cette assertion. Qu'en pensez-vous ?
Je propose d'ouvrir un dialogue sur la distinction entre une nouvelle et un roman. Cela peut paraître évident, mais des théoriciens se sont penchés sur la question ; ce n'est pas si apparent en fait.
Une nouvelle n'est pas un roman "en plus petit". Il y a bien des aspects à prendre en considération.
Parmi les observateurs de la question, je propose de réfléchir sur les propos de Philip K. Dick, qui s'est essayé à ces deux formes. Je vais faire court, et j'espère concis. Voilà ce qu'il dit, tout net :
"La nouvelle s'intéresse au meurtre, quand le roman s'intéresse au meurtrier."
Tout le subtexte est dans cette assertion. Qu'en pensez-vous ?
- Miss souris
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Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
J'en pense que je n'aime pas les nouvelles. Je peux te décrire très facilement ce qui fait pour moi la différence 
La nouvelle c'est le truc qui me tombe des mains parce que c'est trop long pour être une forme courte. Je m'explique ? Je m'explique.
Le roman développe, analyse, prend son temps pour trouver le meurtrier. La nouvelle raconte une histoire qu'elle ne peut pas développer parce qu'elle n'a pas le temps, pauvrette. Alors elle se dépêche, elle bâcle et elle sous entend, elle ellipse et elle raccourcit, mais il lui faut quand même pas mal de pages pour faire tout ça, et là c'est inratable, je m'ennuie.
Sauf que quand même. Carver, Roald Dahl, et Philip K. Dick.
Bon. Ça dépend un peu, quand même.
La nouvelle c'est le truc qui me tombe des mains parce que c'est trop long pour être une forme courte. Je m'explique ? Je m'explique.
Le roman développe, analyse, prend son temps pour trouver le meurtrier. La nouvelle raconte une histoire qu'elle ne peut pas développer parce qu'elle n'a pas le temps, pauvrette. Alors elle se dépêche, elle bâcle et elle sous entend, elle ellipse et elle raccourcit, mais il lui faut quand même pas mal de pages pour faire tout ça, et là c'est inratable, je m'ennuie.
Sauf que quand même. Carver, Roald Dahl, et Philip K. Dick.
Bon. Ça dépend un peu, quand même.
- Miss souris
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Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
J'espère que quelqu'un (Judith ? Houhou ?) aura un point de vue plus ferme et mieux argumenté que ça, sinon elle va être courte cette discussion.
- homer
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Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
J'attends l'arrivée de Judith avec impatience sur ce sujet
. Je trouve personnellement cette citation de Dick parlante (je ne l'avais jamais lue), mais il y a un léger biais: j'ai été très impressionné par Dick depuis fort longtemps, et notamment ses nouvelles. @Miss souris ton commentaire est hilarant (et ça se finit bien avec Dahl et Dick, je ne connais pas Carver). Une bonne nouvelle (enfin celles qui m'ont marquées) c'est ciselé, au cordeau, et ça demande un art du rythme que je trouve impressionnant quand ça marche. Les Fourmis de Boris Vian m'avait marquées aussi (bon, je me rappelle désormais de l'effet que ça m'avait fait mais pas des histoires, sauf de la chute de la nouvelle "Les fourmis"). Et des nouvelles comme "Interférences", "Seconde Variété" ou "En ce bas Monde" de Dick, ça m'avait fait une belle claque.
C'est un type qui rentre dans un bar et qui dit "salut c'est moi !"; et en fait c'était pas lui.
Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
J'ignore si Dick a rédigé cette phrase ; c'est possible, mais quoi qu'il en soit elle me semble vague et absconse (comme l'est souvent Dick, il faut l'avouer
Et donc?
Πόλλ' οἶδ' ἀλώπηξ, ἀλλ' ἐχῖνος ἓν μέγα (Le renard sait beaucoup de choses, le hérisson n’en sait qu’une grande).
Archiloque, Fragment 201.
Χαλεπὰ τὰ καλά (Les belles choses sont difficiles).
Platon, Hippias Majeur, 304e.
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- Sylar
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Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
Bonjour,
Alors petite précision : j'avais cité cette phrase de Dick de mémoire, et je viens de retrouver son propos, que tout le monde peut trouver, dans le recueil de nouvelles publié chez Denoël dans la collection Lune d'Encre, mais épuisé à ce jour, donc du coup chez Gallimard dans la prestigieuse collection Quarto peut-être, (que j'ai aussi mais que je garde sous blister), donc voici ce qu'il écrit :
La différence entre nouvelle et roman se résume à ceci : quand la première traite du meurtre, le second se préoccupe du meurtrier, et l'action y prend sa source dans une personnalité que l'auteur a préalablement bien pris soin de présenter, du moins s'il connaît son affaire. La différence entre nouvelle et roman n'a donc rien à voir avec la longueur. [...]
Le roman doit en outre remplir une condition qui ne concerne pas la nouvelle : le personnage principal doit être suffisamment apprécié par les lecteurs, ou suffisamment connu d'eux, pour que ces derniers aient constamment l'impression qu'à sa place ils auraient fait la même chose... ou, dans le cas de la littérature d'évasion, aimé faire la même chose. Tandis que dans la nouvelle il n'est pas nécessaire du susciter cette identification de la part du lecteur, car (un) on n'a pas la place d'insérer ce genre d'éléments contextuels (et là ça rejoint ce que tu disais Miss Souris) et (deux), puisque l'accent est mis sur l'acte lui-même, et non sur l'acteur, peu importe - jusqu'à un certain point tout de même - qui le commet. Dans une nouvelle on apprend à connaître les personnages en se basant sur ce qu'ils font ; dans un roman, c'est le contraire : on pose des protagonistes, et ensuite on leur fait commettre un acte tout à fait caractéristique de leur personnalité unique [...]
Voilà, j'ai sauté quelques passages ;
Je voulais vous montrer cette théorie, à laquelle je crois, et Dick mon maître à penser, auquel je me réfère, car je trouve qu'il a formidablement réussi plusieurs de ses nouvelles ; j'aimerais m'inscrire dans ses pas.
Alors petite précision : j'avais cité cette phrase de Dick de mémoire, et je viens de retrouver son propos, que tout le monde peut trouver, dans le recueil de nouvelles publié chez Denoël dans la collection Lune d'Encre, mais épuisé à ce jour, donc du coup chez Gallimard dans la prestigieuse collection Quarto peut-être, (que j'ai aussi mais que je garde sous blister), donc voici ce qu'il écrit :
La différence entre nouvelle et roman se résume à ceci : quand la première traite du meurtre, le second se préoccupe du meurtrier, et l'action y prend sa source dans une personnalité que l'auteur a préalablement bien pris soin de présenter, du moins s'il connaît son affaire. La différence entre nouvelle et roman n'a donc rien à voir avec la longueur. [...]
Le roman doit en outre remplir une condition qui ne concerne pas la nouvelle : le personnage principal doit être suffisamment apprécié par les lecteurs, ou suffisamment connu d'eux, pour que ces derniers aient constamment l'impression qu'à sa place ils auraient fait la même chose... ou, dans le cas de la littérature d'évasion, aimé faire la même chose. Tandis que dans la nouvelle il n'est pas nécessaire du susciter cette identification de la part du lecteur, car (un) on n'a pas la place d'insérer ce genre d'éléments contextuels (et là ça rejoint ce que tu disais Miss Souris) et (deux), puisque l'accent est mis sur l'acte lui-même, et non sur l'acteur, peu importe - jusqu'à un certain point tout de même - qui le commet. Dans une nouvelle on apprend à connaître les personnages en se basant sur ce qu'ils font ; dans un roman, c'est le contraire : on pose des protagonistes, et ensuite on leur fait commettre un acte tout à fait caractéristique de leur personnalité unique [...]
Voilà, j'ai sauté quelques passages ;
Je voulais vous montrer cette théorie, à laquelle je crois, et Dick mon maître à penser, auquel je me réfère, car je trouve qu'il a formidablement réussi plusieurs de ses nouvelles ; j'aimerais m'inscrire dans ses pas.
- homer
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Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
Merci Judith, je t'assure tu n'avais rien fait de mal, je pense qu'on t'a citée (moi au moins, c'est sûr) pour en appeler à ta culture littéraire, ce qui peut nous faire bénéficier de ton recul sur la question
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Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
Ouf.
Quelle question?
Non, pardon. Il y aurait beaucoup à dire, notamment en ce qui concerne la nouvelle française, qui connaît une évolution très intéressante du XIXème siècle, où elle est très prisée et perçue comme un court roman, voire l'amorce d'un roman, à la seconde moitié du XXème siècle, où, après avoir périclité, elle retrouve le succès (cette fois-ci en tant que forme essentiellement différente du roman) sous influence américaine. Mais ce serait long et fastidieux à développer. Mieux vaut lire des nouvelles que théoriser à leur sujet, si tu veux mon avis.
Sinon, j'ai une autre question : quelle est la différence entre une nouvelle et un conte?
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Archiloque, Fragment 201.
Χαλεπὰ τὰ καλά (Les belles choses sont difficiles).
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- homer
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Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
Il me semble qu'on peut distinguer 1) les "contes traditionnels", issus d'une tradition orale populaire. Ils ont été transmis sur de multiples générations avant d'être potentiellement recueillis et adaptés sous forme écrite (ex: les contes de Grimm ou de Perrault). Ces contes véhiculent des archétypes qu'on retrouve dans des cultures variées, et des schémas narratifs bien identifiés dans la classification Aarne-Thompson-Uther; 2) les contes littéraires, qui sont avant tout la création écrite d'un auteur particulier - comme les Contes de la Bécasse de Maupassant: ils prennent la forme de récits racontés par des convives, mais me semblent plus s'apparenter à des nouvelles, des créations originales de leur auteur. Au 20ème siècle ça me fait penser à Demain les Chiens de Clifford Simak, un roman de SF composé de nouvelles qui prennent l'apparence de contes que se transmettent les chiens. Ca m'amène à Hyperion de Dan Simmons, qui reprend le principe des contes de Canterbury de Chaucer - est-ce que les contes de Canterbury peuvent être considérés comme des nouvelles ? Hé hé je sèche et j'atteins mon niveau d'incompétence 
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Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
Le fait est que les distinctions et définitions de genres artistiques ne sont opérantes que quand on a besoin d'un cadre institutionnel destiné à établir ce que l'on permet d'enseigner, d'exposer, de représenter, de financer... D'où les définitions académiques de ce que sont la peinture historique, l'opéra-comique ou le vaudeville ; qui ont pour premier effet de dire ce qui accède à la reconnaissance institutionnelle et aux moyens de diffusion officiels (les Salons, les théâtres nationaux...), et pour autre effet de renvoyer dans les marges ce qui n'y entre pas, et dont les auteurs sont priés de se débrouiller par eux-mêmes. Donc dans ce genre de préoccupations, on peut s'amuser à distinguer des genres bien définis imposés jusqu'au XIXe siècle pour diverses institutions puis perpétués, par convenance personnelle, habitude ou opportunité par une partie des artistes. Après, même - et surtout - sous le règne de définitions académiques voire réglementaires censément strictes, il se trouvait forcément des gens (côté artistes ou côté public / critiques / censeurs) pour débattre : peut-on ou non déroger à la césure à l'hémistiche, un personnage muet compte-t-il comme un personnage, le nu est-il permis sans référence antique, gnâgnâgnâ.
Dans le cas qui nous occupe, la littérature romanesque relevant économiquement du champ d'action des éditeurs privés, les définitions de genres y font beaucoup moins office de filtres institutionnels donc la délimitation de ce qui est publié est le fait des auteurs et éditeurs - en conséquence de quoi, les théories peuvent abonder et se contredire les unes les autres. Chaque tentative peut produire des critères qui paraissent intéressant mais que l'une ou l'autre des pratiques constatées dans le patrimoine littéraire va contredire. Ainsi je me souviens d'avoir entendu quelque-part que la nouvelle avait parmi ses principaux objectifs d'être lisible d'une seule traite, au contraire de la lecture séquentielle du roman ; d'un autre côté, au XIXe, des nouvelles ont été pré-publiées en feuilleton, mode de diffusion incontournable de l'époque.
Pour l'exemple de Maupassant, chez qui des textes de format similaire sont désignés soit comme nouvelles, soit comme contes par l'auteur lui-même, on trouve plus fréquemment sous le vocable de "conte" des récits avec l'une ou l'autre des caractéristiques suivantes : une narration à la première personne, ou une histoire présentée comme rapportée (de manière plus ou moins explicite présentée le cas échéant comme un récit enchâssé), une écriture évoquant l'oralité, surtout dans le discours rapporté (avec souvent un côté ouvertement pittoresque). Bon, il faudrait tout relire pour avoir une idée de la précision de ces délimitations dans l'esprit de l'auteur. Dans le même temps, le fameux recueil des "Trois Contes" de Flaubert pourrait à mon avis tout aussi bien s'appeler "Trois Nouvelles" sans que cela ne change rien. Le second récit (La Légende de saint Julien l'Hospitalier) a la veine fantastique fréquemment associée à une certaine notion du conte ("populaire"), et il est intitulé "légende", dans deux sens de ce terme (hagiographie, et histoire fantastique). Le troisième récit sur la mort de Jean le Baptiste devrait logiquement aussi s'appeler "légende" au sens d'hagiographie, à ce compte là (et non à ce conte là). Bref voyez ça tourne vite en rond donc j'arrête avant de ressembler à un de ces chatons immatures qui poursuivent leur propre queue (même si, j'avoue, c'est rigolo).
Voilà au final : ça sert à rien mais j'aime bien Maupassant et Flaubert mais ça sert à rien.
Dans le cas qui nous occupe, la littérature romanesque relevant économiquement du champ d'action des éditeurs privés, les définitions de genres y font beaucoup moins office de filtres institutionnels donc la délimitation de ce qui est publié est le fait des auteurs et éditeurs - en conséquence de quoi, les théories peuvent abonder et se contredire les unes les autres. Chaque tentative peut produire des critères qui paraissent intéressant mais que l'une ou l'autre des pratiques constatées dans le patrimoine littéraire va contredire. Ainsi je me souviens d'avoir entendu quelque-part que la nouvelle avait parmi ses principaux objectifs d'être lisible d'une seule traite, au contraire de la lecture séquentielle du roman ; d'un autre côté, au XIXe, des nouvelles ont été pré-publiées en feuilleton, mode de diffusion incontournable de l'époque.
Pour l'exemple de Maupassant, chez qui des textes de format similaire sont désignés soit comme nouvelles, soit comme contes par l'auteur lui-même, on trouve plus fréquemment sous le vocable de "conte" des récits avec l'une ou l'autre des caractéristiques suivantes : une narration à la première personne, ou une histoire présentée comme rapportée (de manière plus ou moins explicite présentée le cas échéant comme un récit enchâssé), une écriture évoquant l'oralité, surtout dans le discours rapporté (avec souvent un côté ouvertement pittoresque). Bon, il faudrait tout relire pour avoir une idée de la précision de ces délimitations dans l'esprit de l'auteur. Dans le même temps, le fameux recueil des "Trois Contes" de Flaubert pourrait à mon avis tout aussi bien s'appeler "Trois Nouvelles" sans que cela ne change rien. Le second récit (La Légende de saint Julien l'Hospitalier) a la veine fantastique fréquemment associée à une certaine notion du conte ("populaire"), et il est intitulé "légende", dans deux sens de ce terme (hagiographie, et histoire fantastique). Le troisième récit sur la mort de Jean le Baptiste devrait logiquement aussi s'appeler "légende" au sens d'hagiographie, à ce compte là (et non à ce conte là). Bref voyez ça tourne vite en rond donc j'arrête avant de ressembler à un de ces chatons immatures qui poursuivent leur propre queue (même si, j'avoue, c'est rigolo).
Voilà au final : ça sert à rien mais j'aime bien Maupassant et Flaubert mais ça sert à rien.
Tout sera pardonné si vous pensez à nourrir le chat.
Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil Poil
Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
C'est précisément cet exemple, avec celui des Contes de Maupassant (dont tu parles) et de Marcel Aymé (dont tu aurais pu parler), qui m'a donné l'idée de la question. Je suis globalement d'accord avec tout ce que tu écris : donc pas besoin d'épiloguer en ce qui me concerne. Ah oui, il y a tout de même un point important que je voulais souligner.Tamiri a écrit : mar. 22 sept. 2026 10:51 Dans le même temps, le fameux recueil des "Trois Contes" de Flaubert pourrait à mon avis tout aussi bien s'appeler "Trois Nouvelles" sans que cela ne change rien.
NON.
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- homer
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Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
Merci pour vos réponses, nous sommes bien sur AS 
C'est un type qui rentre dans un bar et qui dit "salut c'est moi !"; et en fait c'était pas lui.
Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
Ah si, il y aurait peut-être à dire sur l'étymologie : on trouve "nouvelle", en français, pour la première fois au XVème siècle dans une traduction du Décaméron de Boccace. Or Boccace est lui-même l'inventeur du terme novella, qui dans son recueil signifie littéralement "fait nouveau"... ou presque. La "brigade" réchappée de la peste qui se réunit dans l’Église de Santa Maria Novella (tiens tiens) puis à la campagne, pour attendre la fin de l'épidémie en se racontant des "nouvelles" est, comme tout groupe reclus et précaire, avide de faits neufs sur le monde extérieur, même si ceux-ci sont empruntés à des domaines traditionnels -anecdote grivoise, historiette satirique, etc. Boccace joue sur la polysémie du terme, puisque ses récits sont également "nouveaux" par leur forme et surtout leur agencement.
Au XIXème siècle, quand le terme est repris, il est en rapport avec cette idée de "nouveauté", du moins dans un premier temps. Le conte relève d'un autre domaine sémantique.
Mais bref.
Au XIXème siècle, quand le terme est repris, il est en rapport avec cette idée de "nouveauté", du moins dans un premier temps. Le conte relève d'un autre domaine sémantique.
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- Sylar
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Re: La distinction entre une nouvelle et un roman
Merci pour cette étude diachronique du terme, c'est toujours instructif.